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11 avr. 2006

Jérôme Les recommandeurs ne sont pas les payeurs

Que ce soit dans divers commentaires de blogs, ou sur des listes de discussion, j'ai maintes fois exprimé mes doutes quant à l'utilisation des systèmes de recommandations. Ils sont pourtant une des bases à priori indiscutables du (plus tout à fait) nouveau web 2.0.

Que ce soit Zlio, Fuzz, Wikio, BuzzShout (que nous présentais récemment TechCrunch), del.icio.us, ou Yoono, tous ces services ont pour matière première les recommandations des utilisateurs.

Le principal enjeu à court terme pour ces différents services est bien entendu de parvenir à regrouper une masse critique d'utilisateurs actifs afin que leurs algorithmes de ranking (ReviewRake) deviennent pertinents. Or aujourd'hui, ces services restent très confidentiels. J'entends par confidentiels qu'ils ne sont pas utilisés à une échelle suffisamment grande pour devenir un enjeu de positionnement. Mais qu'adviendra-t'il lorsqu'un service basé sur les recommandations des utilisateurs prendra une place si importante qu'il deviendra incontournable de s'y trouver en bonne position (avec beaucoup de votes et de critiques positives)? Les enjeux changeront, le service se monétisera ("à la Google") et le review spam également. Il suffit d'ailleurs de se pencher un peu sur eBay pour constater que la manipulation des recommandations ne fait que commencer.

Les enjeux à long terme pour ces services sont donc de savoir comment qualifier les recommandations? Comment détecter les recommandations frauduleuse? Bref, comment attester "de l'indentité (et donc de la représentativité)" d'un pseudonyme? Martin Lessard (Zéro Seconde) nous sensibilise et nous propose de réfléchir à ces problématiques dans son billet Astroturfing : l'usurpation de représentativité. A Lire!


1 commentaires:

Sebastien Billard a dit…

Je suis d'accord avec toi. D'ailleurs nul besoin d'attendre que le spam arrive, il y en a déjà dans blogmarks, et certains s'en plaignent concernant les digg-likes.

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