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13 oct. 2008

Jérôme La recherche en 2018 : "The future of Search"

Petit récapitulatif sur notre série de billets à propos de la vision de Google sur le futur de la recherche :
Que pouvons-nous en penser maintenant que nous avons une vision plus globale ? Ce qui me frappe ? Tout d'abord qu'il reste effectivement beaucoup de chemin à parcourir. Mais également que plus le temps passe et plus les nouveaux venus auront des difficultés à s'imposer :

Les modes de recherche
  • Pouvoir adapter son moteur sur tous les terminaux imaginables (téléphone, tv, voitures, vêtements, réfrigérateurs, ...) demande des ressources conséquentes et surtout de très nombreux partenariats : Il faut être un 'gros' pour pouvoir se le permettre.
  • Effectuer des rechercher à partir de sons, d'images ou de vidéos nécessite également des ressources conséquentes (humaines, machines, énergie).
La présentation des résultats
La personnalisation
  • Qui dit personnalisation, dit tracking, et pour un tracking efficace, il faut une authentification. Et à moins de demander une authentification pour des services annexes (comme l'a fait Google avec GMail ou Picasa ou Google Documents), il n'est pas facile de légitimer la nécessité de s'authentifier pour tirer le meilleur d'un moteur de recherche. Bref, il faut authentifier l'utilisateur de manière détournée. Comment un nouveau moteur flambant neuf pourrait-il justifier ce besoin ? Et même s'il y parvenait, il n'aurait que peu de choses à tracker, comparé à Google ou Yahoo! qui peuvent, eux, utiliser l'activité de leurs utilisateurs sur les différents services qu'ils proposent (agenda, messagerie, messagerie instantanée, cartographie, partage de bookmarks, stockage de photos, ...)
  • L'autre point important de la personnalisation est la confiance : Même si l'utilisateur est d'accord pour fournir quelques informations personnelles afin qu'un moteur lui offre des résultats plus profilés, il le fera d'autant plus qu'il a confiance dans le service en question. Et là, encore une fois, Google, Yahoo! et Microsoft ont un indice de confiance bien plus élevé qu'un nouveau venu. Car finalement, avouons-le, même si nous crions bien souvent au loup, il n'y a jamais eu de preuve d'une utilisation abusive des données personnelles par les principaux moteurs.
Emilie : une remarque très pertinente. On en dit des choses sur Google, il génère débats et inquiétudes (voir le cas de GoogleHealth, le système de collecte des données personnelles, la durée de conservation des données personnelles malgré des efforts, etc.) quand il s'agit de la sécurité des données personnelles mais finalement, nous n'avons jamais eu d'échos d'abus ou de non-respect de la vie privée.
La recherche interlingue
  • Tout comme la présentation des résultats, c'est un domaine assez ouvert, dans lequel un outsider pourrait se démarquer. Mais la recherche interlingue ne sera, à mon sens, pas un élément suffisant (pas assez visible pour l'utilisateur) pour espérer concurrencer Google et les autres.
Il ne sera donc pas facile de s'imposer et de lancer de nouveaux moteurs pouvant concurrencer Google, Yahoo ou Microsoft. L'histoire récente nous le prouve, aussi bien avec Cuil qu'avec Accoona. Nous n'avons évoqué ici que la vision à long terme de Google, il y a certainement d'autres pistes à creuser et même certainement certaines qui pourraient rompre avec les solutions actuelles et parvenir à s'imposer.

Vous avez des pistes, des idées ? N'hésitez pas à nous en faire part en commentaire.
Emilie : je note qu'il n'est pas du fait allusion dans The Future of Search de Google à la recherche sociale. A l'heure où on ne cesse de nous parler de Web 2.0, je m'interroge !

2 commentaires:

Jean Véronis a dit…

il n'y a jamais eu de preuve -- Il y a déjà eu des alertes chaudes : souvenez-vous de l'épisode où Google a été sommé de fournir ses listings, et les a fournis en partie. S'il y avait un autre 11 septembre, combien de temps Google pourrait-il résister ? Et en attendant, je suis sûr que si de grandes oreilles du genre NSA mettent le nez dans ces choses-là, elle ne font pas de pub ;-)

Jérôme Charron a dit…

Effectivement Jean tu as raison d'ajouter ces précisions. Ce que je sous-entendais était qu'il n'y avait jamais eu de preuve de fuite de données perso du seul fait de Google (de leur propre volonté).

En revanche, cette centralisation de l'info chez Google m'inquiète également, mais ce n'est pas Google qui me fait peur, mais plutôt:

1. Les abus individuels des salariés de Google qui utiliseraient ces données

2. Les hackers qui pourraient détourner ces données (je n'ose même pas imaginer le nombre d'attaques que doit subir Google chaque jour)

3. La NSA bien entendu qui n'aurait (n'a ?) aucun complexe à utiliser les données de Google.

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